Tout le monde - ou presque - a au moins une fois déjà entendu parlé de PhysX, cette invention de 2006 initialement sans succès de feu AGEIA, ensuite rachetée par NVIDIA en 2008 pour devenir une nouvelle exclusivité du caméléon - et donc optimisée à l'avantage des cartes GeFORCE. En 2012, on avait effectué un bilan de l'utilisation de PhysX, et le constat était alors assez clair : l'exclusivité de la technologie et le peu d'améliorations graphiques et de l’expérience de jeu ne la mettait pas vraiment en valeur aux yeux des développeurs, d'où une forte stagnation au fil des années.
Pour autant, depuis 2012 PhysX a continué discrètement, relativement loin des projecteurs, son petit bonhomme de chemin et se retrouve aujourd'hui sur 45 titres compatibles, et plus notablement au sein du moteur Unreal Engine 4. On ne peut pas dire qu'il s'agit vraiment d'un succès phénoménal, mais la technologie a au moins le mérite de ne pas avoir été enterrée comme beaucoup d'autres.


Finalement, le passage de PhysX en Open-Source (CPU et GPU) ne peut qu’être une bonne chose pour assurer la continuité de sa carrière, peut-être à plus grande échelle et sans plus de discrimination de performances entre une GeFORCE et une Radeon. Le PhysX SDK est donc désormais disponible sous une licence BSD 3 sur les plateformes suivantes : Apple iOS, Mac OS X, Google Android ARM, Linux (Ubuntu), Microsoft XP et plus récent.
Toutefois, il reste à voir s'il y a vraiment encore un intérêt envers cette technologie chez les développeurs de jeu, rien n'est moins sûr, mais qui sait ? Ou trop peu, trop tard pour vraiment faire une différence ? Ce passage en libre intervient en tout cas quelques semaines avant l'arrivée du SDK 4.0 de PhysX, qui introduira aussi un bon nombre de changements et d'optimisations. Voyez plutôt :


Au final, si ça ne révolutionnera peut-être pas grand-chose, ça n'en reste pas moins une bonne nouvelle, aussi anecdotique parait-elle. Le nouveau cheval de bataille - ou future vache à lait, si vous préférez - du caméléon en particulier, et de l'industrie concernée en général, est de toute façon connu depuis le début de l'année : la RTX, aka le ray tracing, ou encore le "Holy Grail" de l'industrie du jeu vidéo (parait-il) !